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Le retour des otages et la politique de la crise du 7 octobre

Ce chapitre présente la crise du 7 octobre comme un échec politique, sécuritaire et moral, appelant au retour des otages, à l'arrêt de la politique de la force, à une réforme profonde de la sécurité et à la construction d’un nouveau dispositif civil et politique.

Cette traduction a été préparée automatiquement.

ניצחון חמאס בשבעה באוק מעיב על כל ה"נצחונות" הצה"ליים לאחר מכן.

Les crises à la suite du 7 octobre

Le 7 octobre a engendré une série de crises profondes, révélant la faiblesse du système politique, sécuritaire et social en Israël.

  • Crise interne grave — Le non-retour des otages pendant de longs mois, et l’approfondissement du fossé entre le public et la direction de l’État.
  • Crise économique — Entrée dans d’énormes dettes à cause du coût de la guerre, mobilisation massive des réservistes, graves dommages aux entreprises, et déplacement de milliers de civils de leurs foyers.
  • Crise sécuritaire — Perte du sentiment de sécurité des habitants du pays, en particulier des résidents du sud et du nord.
  • Crise internationale — Dégradation du statut d’Israël suite à la manœuvre terrestre à Gaza, vis-à-vis des pays de la région et des pays qui étaient jusqu’alors des partenaires et soutiens majeurs d’Israël.
  • Crise humanitaire à Gaza — La détresse des civils de Gaza, qui s’aggrave à mesure que la guerre se prolonge, augmentant la pression politique et morale sur Israël.
  • Un théâtre nordique enflammé — Le danger d’une extension du conflit au nord, jusqu’à une guerre multithéâtre totale.

Les hypothèses erronées du gouvernement israélien

  • « Le terrorisme peut être vaincu sur le champ de bataille » — Des organisations terroristes comme le Hamas, Daech, Al-Qaïda et le Hezbollah se nourrissent avant tout d’idéologie et de conscience. Leur but n’est pas seulement de causer des dommages physiques, mais de créer un effet de conscience, de peur, de vengeance et de continuité idéologique. Ainsi, la guerre contre eux par la seule force ressemble à une lutte contre un champignon sans comprendre le substrat qui l’alimente. Le combat est aussi idéologique, social et politique. La résistance physique seule risque de perpétuer le terrorisme comme mode d’action, de renforcer le sentiment de résistance, et de glorifier l’idée du djihad.
  • « Tsahal est l’outil principal pour faire face au terrorisme » — L’utilisation continue de Tsahal pour lutter contre le terrorisme affaiblit l’armée, l’épuise, et la contraint à agir dans des conditions limitées qui ne correspondent pas à sa vocation principale. Il faut un organisme dédié, restreint, intelligent et flexible, qui s’occupe des menaces asymétriques sans épuiser l’ensemble du système militaire.
  • « La destruction du Hamas est un objectif politique réalisable » — Cette conception ignore le fait que le Hamas n’est pas seulement une organisation militaire, mais aussi un mouvement idéologique, social et gouvernemental. Porter atteinte à la seule direction actuelle peut engendrer de nouveaux mouvements nés de la vengeance, de la destruction et de la perte. Il faut donc agir pour faire perdre la légitimité à la direction actuelle, tout en évitant de créer un vide qui entraînerait une spirale politique et sécuritaire plus grave.
  • « La victoire militaire précède le retour des otages » — Privilégier la victoire militaire au retour des otages est une injustice morale continue. Il ne faut pas restaurer le sentiment de sécurité nationale ni l’honneur blessé de l’armée au détriment de nos frères et sœurs détenus.
  • « La pression militaire conduit nécessairement à la libération des otages » — En réalité, plus le temps passe et plus la pression militaire augmente, plus les prix exigés pour leur libération s’élèvent. Cette conception est contraire aux principes fondamentaux de la gestion des prises d’otages, et à l’obligation morale de ramener rapidement les captifs.

À la suite du 7 octobre, la direction israélienne tente de forcer la réalité par la force et de créer immédiatement une nouvelle réalité sécuritaire. Mais une telle réalité ne se crée pas par la seule force. Face à la profondeur de la crise, il faut comprendre qu’il n’existe pas de solution rapide à un conflit qui s’est développé sur de nombreuses années. La clé réside dans la construction d’une force appropriée, la résistance civile, la responsabilité politique et la sagesse à long terme.

Conclusions - La victoire de la raison

S’appuyer uniquement sur la force, la puissance et la technologie est une illusion. Les véritables victoires s’obtiennent par la raison, la politique, la responsabilité morale et la construction d’une force appropriée.

  • Il faut arrêter la manœuvre terrestre et agir rapidement par des moyens politiques avec le Hamas, même au prix d’un retrait et de la libération de prisonniers, afin de ramener les otages.
  • Il faut agir vigoureusement pour préparer Tsahal à une guerre totale, par un changement profond de la culture organisationnelle et une réforme large du système de sécurité.
  • Il faut préparer des infrastructures civiles en vue de futurs conflits au nord et au sud, et construire un dispositif d’urgence entraîné, local et efficace.
  • Il faut créer une branche séparée pour faire face aux conflits asymétriques — « une petite armée intelligente » — parallèlement à la décentralisation de la grande armée en unités territoriales locales.
  • Il faut conserver des unités technologiques avancées dans une structure centralisée sous l’autorité fédérale, afin d’assurer un avantage qualitatif, une continuité fonctionnelle et une responsabilité nationale globale.
  • Il faut organiser les systèmes de gouvernance de soutien : gouvernement local, dispositifs d’urgence, arrière civil, communautés, infrastructures et approvisionnement.
  • Il faut reconnaître que la réalité israélienne est toujours complexe. Il ne faut pas chercher des solutions immédiates à un conflit qui s’est formé sur de nombreuses années. La direction doit dire la vérité au public, le préparer à la durée, et être un exemple personnel dans le retour de la sécurité, de la responsabilité et des citoyens à leurs foyers.

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